James, Sirius, Remus et Peter étaient en route pour leur premier cour de la journée, Défenses-Contre-Les-Forces-Du-Mal.
-Vivement ce week-end, dit Sirius en entrant dans la salle de cours. Il semblait être victime de l'ennui et n'arrivait pas à s'en dépêtrer.
-Pourquoi, demanda innocemment Peter.
-Tu te fiches de moi ou quoi, lança Sirius d'un ton irrité en s'assayant à coté de James. Regarde ton calendrier lunaire!
-Oh, fit Peter en s'installant lui aussi à la table de devant, Remus à ses talons. Ce sera la pleine lune!
-Tu devrais le crier encore plus fort, fit Remus en prenant place à son tour.
-Vous pariez combien que le nouveau prof ne tiendra pas plus d'un an cette fois, demanda James pour changer de conversation.
Cela allait faire bientôt dix ans maintenant qu'un professeur de Défenses-Contre-Les-Forces-Du-Mal, ne conservait pas son poste à Poudlard plus d'une année scolaire. Si il avait de la chance, il demandait tout simplement sa démission, alors que d'autres tombaient malades, certains avaient même été retrouvés morts. On dis aussi qu'il y en a un qui a été enlevé par des hommes-rats et qu'un autre se serait carrément perdu dans le temps. On avait retrouvé chez ce dernier, toute une collection de retourneurs de temps en tout genre, qu'il gardait secrètement. Car seule une poignée de sorciers travaillant au Ministère avait le droit de s'en servir que très rarement.
-Je n'en sais rien, répondit Sirius en se balançant sur sa chaise. Mais personnellement, moi je le trouve bizarre ce type. Il s'y connait trop bien en magie noire.
-C'est normal, fit Remus en se retournant vers James et Sirius. Il faisait parti d'un jury avant, pour déterminer qui avait l'étoffe d'être un Aurore ou non, ensuite pour les plus brillants des candidats, il les formait.
-Mais oui, se souvint James, je me disais bien que ce nom me disait quelque chose. Kox, mon père en avait parler une fois. Il est réputé pour ne être pas très indulgent.
Sirius grogna, lorsque le professeur Kox, aussi droit et rigide qu'un balais, entra dans la salle de classe de sa démarche militaire. Malgré sa maigreur, il avait un don pour intimider les élèves. Juste par sa présence, les élèves s'étaient tu. On entendait dans la salle plus que la chaise de Sirius qui grinçait en se tenant en équilibre sur les pieds arrières.
-Bonjour, lança le professeur Kox à la classe de sa voix doucereuse.
Quelques élèves osèrent balbutier un bonjour, pendant que d'autres firent un simple signe de tête.
-MR SIRIUS BLACK, s'écria-t-il brusquement en pointant sa baguette vers le jeune homme. Un jet de lumière jaune pâle traversa la salle et aussitôt, la chaise de Sirius se remit sur ses quatre pieds en s'avançant jusqu'au rebord de la table, obligeant Sirius à se tenir correctement.
-Une chaise a quatre pieds, poursuivit le professeur Kox.
Sirius le défia du regard, en éloignant un peu la chaise de la table. Il l'avait avancer si soudainement et si brutalement, qu'il s'était pris le rebord de la table dans le ventre, ce qui lui avait couper le souffle sur le coup. Personne n'osa rien dire, seuls quelques serpentards s'étaient permis un sourire au coin.
-Bien, poursuivit le professeur comme si de rien était. Vous allez me rendre les devoirs que je vous avais demander pour aujourd'hui.
A peine les élèves avaient sorti leur parchemin, que d'un coup de baguette magique, le professeur Kox les fit voler jusqu'à son bureau avant de reprendre:
-Prenez vos livres à la page trente sept.
James et Sirius cherchèrent leur livre dans leur sac.
-Il m'énerve déjà, grommela Sirius à James à voix trés basse pour être sure que le professeur Kox ne le surprenne pas.
Discrètement, ils parlèrent sur le dos du professeur, cherchant un mauvais tour à lui faire, histoire de s'amuser. Ils avaient à peine ouvert leur livre, qu'une fille à quelques tables d'eux leva la main.
-Des questions sur ce chapitre, Miss Evans?
-A vrai dire, non Monsieur, fit Evans en baissant sa main. J'aurais plutôt une requête à vous demander.
Le professeur la regarda l'air septique, ainsi que toute la classe d'ailleurs.
-Et quelle genre de requête voulez-vous me demander?
-Et bien, vous êtes surement au courant de la tentative de Vous-Savez-Qui sur les détraqueurs. Sans vouloir sous-estimer le Ministère, il se pourrait que Vous-Savez-Qui parvienne à atteindre ce but, et dans ce cas, je trouverais cela util que vous nous appreniez à maîtriser le sortilège du Patronus.
Le professeur Kox fixa longuement Evans avant de lui répondre.
-Ma chère, je comprend que vous soyez préoccupée par les titres de la Gazette du Sorcier, mais ne soyez sans crainte, Poudlard est l'endroit le plus sûre de Grande-Bretagne.
-Professeur, sans vouloir vous manquer de respect, je ne compte pas faire ma vie à Poudlard et je ne compte pas y rester pour les vacances non plus.
-Miss Evans, répondit Kox qui semblait légèrement agacé. Le sortillège du Patronus est un sortillège extrêmement compliqué. Rares sont les sorciers, qui parviennent à créer un Patronus uniforme, même dans les études supérieures.
-Dois-je comprendre que personne ici n'est capable de maîtriser ce sortilège?
Chaque élève regardait tour à tour Lily et Kox. Ils étaient tous excités par la scène. Quelqu'un avait décidé de tenir tête à Kox.
-A mon avis non, répondit fermement Kox.
-Je suis sûre qu'avec de l'entrainement, on pourrait y arrivé, insista Lily.
-Vous voulez faire la maligne Miss Evans, demanda le professeur. Trés bien! Pensez à un souvenir heureux et prononcez la formule Especto Patronium. Si avant les vacances de Noël, vous parvenez à me faire un Patronus dont on peut en distinguer la forme, je jugerai que certains de cette classe peuvent maîtriser ce sortilège et je les aiderai du mieux que je pourai pour qu'ils réussissent. Mais si vous échouez...
Il marqua une pause.
-... ça sera cinq cent points en moins pour Griffondor.
-Cinq cent point, s'exclamèrent les élèves de Griffondor, les yeux aussi ronds et aussi gros que des cognards.
Lily parut quelque peu déstabilisée.
-Sachez professeur, que je subirai entièrement, quoiqu'il arrive les conséquences dut à ce que je viens de dire, fit-t-elle en se penchant de nouveau sur son livre sous les indignations des Griffondor et les ricanements des Serpentards.




